NÉCROLOGIE : CLÉMENT ATANGANA, LE PREMIER PRÉSIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL DU CAMEROUN, EST MORT À 85 ANS
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est décédé ce dimanche 4 octobre 2026, aux premières heures de la journée, à l’Hôpital Américain de Paris, en France, à l’âge de 85 ans. Le magistrat est mort des suites d’une longue maladie.…
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est décédé ce dimanche 4 octobre 2026, aux premières heures de la journée, à l’Hôpital Américain de Paris, en France, à l’âge de 85 ans. Le magistrat est mort des suites d’une longue maladie. Sa disparition intervient alors qu’il était encore à la tête de la juridiction constitutionnelle camerounaise, fonction qu’il occupait depuis la mise en place effective du Conseil constitutionnel en 2018. Le décès de celui qui aura été le premier président de cette institution ouvre une nouvelle page dans l’histoire de la justice constitutionnelle au Cameroun. Né le 20 septembre 1941 à Ngomedzap, dans le département du Nyong-et-So’o, région du Centre, Clément Atangana avait consacré une grande partie de sa vie professionnelle à la magistrature. Magistrat hors hiérarchie, premier groupe, il avait été formé à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ainsi qu’à l’Institut international d’administration publique de Paris. Il intègre la magistrature le 20 décembre 1968 et effectue l’essentiel de sa carrière au sein de l’appareil judiciaire camerounais.
Au fil des années, il occupe plusieurs responsabilités importantes, notamment celles de directeur adjoint de la Direction des affaires judiciaires et du Sceau au ministère de la Justice, de procureur général près la Cour d’appel du Nord à Garoua, de président de la Cour d’appel du Centre à Yaoundé, puis de conseiller à la Cour suprême. Son parcours prend une dimension institutionnelle particulière avec sa nomination, le 7 février 2018, à la présidence du Conseil constitutionnel. Il devient alors le tout premier président de cette juridiction, installée pour exercer les missions qui lui sont confiées par la Constitution. À la tête de l’institution, Clément Atangana a notamment eu à connaître des dossiers liés au fonctionnement des institutions et aux processus électoraux, dans un contexte politique marqué par des échéances majeures. Son mandat est renouvelé en janvier 2024, lui permettant de poursuivre son action à la tête du Conseil constitutionnel.
Pendant près de neuf années, il aura ainsi incarné la présidence de cette institution créée pour veiller au respect de la Constitution et statuer dans les matières relevant de sa compétence. Son nom restera directement lié aux premières années de fonctionnement du Conseil constitutionnel camerounais. Sa disparition à 85 ans met fin à un long parcours commencé dans la magistrature en 1968 et marqué par plusieurs fonctions de responsabilité au sein de la justice camerounaise. Avec la mort de Clément Atangana, le Cameroun perd donc un magistrat dont la carrière s’est étendue sur plusieurs décennies et qui aura occupé certaines des plus hautes fonctions de l’appareil judiciaire avant de devenir le premier président de son Conseil constitutionnel. Les condoléances sont adressées à sa famille biologique, à ses proches, à la grande famille judiciaire ainsi qu’aux membres du Conseil constitutionnel. Les circonstances et modalités des obsèques devraient être précisées ultérieurement.
Georges Parfait Owoundi

