Gabon/Crise du carburant : la sortie maladroit du PCA de Gabon Oil interroge, alors que la Présidence appelle à l’action
Alors que la crise d’approvisionnement en carburant prend une dimension internationale et que le Gabon, à l’instar de plusieurs autres pays, fait face à de fortes tensions sur le marché, la sortie publique du président du conseil d’administration de Gabon… Read More
Alors que la crise d’approvisionnement en carburant prend une dimension internationale et que le Gabon, à l’instar de plusieurs autres pays, fait face à de fortes tensions sur le marché, la sortie publique du président du conseil d’administration de Gabon Oil Company Yves Fernand Manfoumbi suscite des interrogations.
Le timing de cette communication interpelle d’autant plus qu’au plus haut sommet de l’État, des instructions ont été données par le Chef de l’État Chef du Gouvernement aux responsables gouvernementaux et à l’ensemble des acteurs du secteur pétrolier afin de rechercher, dans les meilleurs délais, des solutions à la crise actuelle.
Dans ce contexte, toute prise de parole publique d’un responsable d’une entreprise stratégique du secteur pétrolier devrait, à tout le moins, s’inscrire dans une démarche de coordination avec la tutelle et les différents acteurs mobilisés par les pouvoirs publics.
Le problème n’est donc pas tant le droit à l’information que la cohérence de la communication institutionnelle en période de crise. Lorsqu’une situation exige une réponse collective, des déclarations isolées peuvent brouiller le message public, alimenter l’inquiétude des consommateurs et donner l’impression d’un manque de coordination au sein de la chaîne décisionnelle.
Le texte initial présentant la situation sous l’angle d’une réforme administrative et du dialogue social apparaît, à cet égard, en déphasage avec l’urgence du moment. La priorité est aujourd’hui de comprendre les causes des tensions, de rassurer les populations et surtout de rendre lisibles les mesures prises ou envisagées pour garantir l’approvisionnement du marché national.
Le Gabon dispose de plusieurs structures intervenant dans la chaîne pétrolière. Dans une période aussi sensible, leur efficacité dépend aussi de leur capacité à parler d’une même voix et à agir dans le cadre des orientations arrêtées par les autorités compétentes.
La question qui se pose désormais est donc simple : comment assurer une communication cohérente entre les entreprises publiques, les administrations de tutelle et la Présidence de la République alors que la priorité est de sortir rapidement le pays de cette situation de tension ?
La crise actuelle appelle moins des sorties individuelles que de la coordination, de la responsabilité et des résultats.
Le moment est donc venu de privilégier la concertation et l’action collective, afin que les Gabonais puissent disposer d’une information claire et, surtout, d’une réponse concrète à leurs difficultés d’approvisionnement.
La rédaction


