Gabon : 48 heures pour repenser et simplifier l’architecture institutionnelle
Le ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions a ouvert, ce lundi à la Cité de la Démocratie, un séminaire de 48 heures consacré à la simplification de l’architecture institutionnelle du Gabon. Une rencontre présidée par le… Read More
Le ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions a ouvert, ce lundi à la Cité de la Démocratie, un séminaire de 48 heures consacré à la simplification de l’architecture institutionnelle du Gabon. Une rencontre présidée par le vice-président du gouvernement, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de hauts responsables de la République, de représentants de départements ministériels et d’experts.
Cette réflexion intervient dans le contexte de la nouvelle Constitution adoptée en décembre 2024, qui a consacré le passage du régime semi-présidentiel au régime présidentiel. Une évolution institutionnelle qui impose, selon les organisateurs, une relecture des mécanismes de fonctionnement des pouvoirs publics, de la répartition des compétences et de la cohérence de l’organisation de l’État.
Clarifier les responsabilités et éviter les chevauchements
Dans son propos introductif, le ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, a présenté les objectifs de ces travaux. Il s’agit notamment d’identifier les chevauchements de compétences, de prévenir les conflits institutionnels et de proposer une rationalisation des structures publiques afin de rendre l’action administrative plus efficace.
« Durant ces deux jours, il sera question de réfléchir à la simplification de l’architecture institutionnelle du Gabon en vue de garantir un service public plus efficace, de prévenir les chevauchements de compétences et de réduire les risques de conflits institutionnels », a-t-il expliqué.
Les travaux devront aboutir à un diagnostic partagé de l’architecture institutionnelle issue des réformes, ainsi qu’à des propositions concrètes de rationalisation des structures et des compétences. Des calendriers de mise en œuvre à court, moyen et long terme sont également attendus.
Un comité de suivi devrait par ailleurs être mis en place afin d’évaluer la mise en œuvre des recommandations et d’ajuster les orientations en fonction des résultats obtenus et des retours des usagers.
Une réforme pensée pour l’efficacité de l’action publique
En ouvrant officiellement le séminaire, le vice-président du gouvernement a invité les participants à mesurer l’importance de l’exercice. Pour lui, il ne s’agit pas d’un simple état des lieux des dysfonctionnements, mais d’une démarche politique et technique destinée à déboucher sur des mesures concrètes.
Il a appelé les participants à faire émerger une architecture institutionnelle dans laquelle « chaque organe travaille avec clarté » et où les décisions publiques sont lisibles aussi bien pour les agents de l’État que pour les usagers.
L’objectif affiché est de parvenir à une administration plus transparente, plus rapide et davantage tournée vers les besoins des populations. Les recommandations issues du séminaire devront ainsi être hiérarchisées et assorties d’un calendrier réaliste de mise en œuvre.
Les premiers travaux déjà engagés
Le séminaire est également entré dans sa phase technique. Le conseiller technique du ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions a ouvert le bal des travaux avec une communication consacrée à l’identification des chevauchements et des conflits de compétences entre les différentes structures de l’État.
Pendant 48 heures, experts, responsables administratifs et représentants des institutions sont ainsi appelés à croiser leurs analyses afin de dégager des pistes de rationalisation adaptées à la nouvelle architecture constitutionnelle du Gabon.
À terme, l’ambition est de parvenir à une organisation de l’État plus cohérente, où les responsabilités sont clairement définies et où l’action publique gagne en lisibilité et en efficacité.
Saint Clair kengue

