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Mobile Money : 21,5 milliards FCFA d’intérêts bancaires au Cameroun
21,5 milliards FCFA d’intérêts pour MTN et Orange au Cameroun Par la rédaction Les commissions sur les transactions ne constituent pas l’unique source de revenus des opérateurs de Mobile Money. Au Cameroun, les fonds déposés auprès des banques leur rapportent… Read More
21,5 milliards FCFA d’intérêts pour MTN et Orange au Cameroun
Par la rédaction
Les commissions sur les transactions ne constituent pas l’unique source de revenus des opérateurs de Mobile Money. Au Cameroun, les fonds déposés auprès des banques leur rapportent également des intérêts.
Selon le rapport 2025 du Comité national économique et financier (CNEF), MTN MoMo et Orange Money ont ainsi perçu ensemble 21,5 milliards de FCFA de rémunérations financières.
Dans le détail, MTN MoMo a encaissé 11,6 milliards de FCFA, contre 9,9 milliards pour Orange Money. Ces recettes s’ajoutent aux commissions prélevées sur les services proposés aux utilisateurs.
À fin décembre 2025, les deux opérateurs détenaient au total 473 milliards de FCFA dans les banques partenaires : 280 milliards pour MTN MoMo et 193 milliards pour Orange Money.
Ces sommes, dites « cantonnées », servent notamment à couvrir la valeur de la monnaie électronique disponible dans les portefeuilles des clients. Leur rémunération dépend des accords conclus avec chaque établissement bancaire.
Pour attirer ces ressources, certaines banques proposent des taux allant jusqu’à 6,6 %. Chez Orange Money, AFG Bank Cameroun accueille le montant le plus important, soit 56,9 milliards de FCFA rémunérés à 6 %.
Chez MTN MoMo, CCA Bank arrive en tête avec 58,5 milliards de FCFA, pour des taux compris entre 5 % et 6,5 %.
Ces chiffres illustrent aussi la place du Cameroun dans les paiements électroniques en Afrique centrale.
En 2025, le bilan total de ses établissements de paiement atteignait 620,7 milliards de FCFA, en progression de 27,5 % sur un an. Le pays représentait ainsi 76,6 % du bilan cumulé des établissements de paiement de la CEMAC.
En 2025, le bilan total de ses établissements de paiement atteignait 620,7 milliards de FCFA, en progression de 27,5 % sur un an. Le pays représentait ainsi 76,6 % du bilan cumulé des établissements de paiement de la CEMAC.
Cette croissance s’accompagne toutefois de difficultés de supervision. D’après les éléments du rapport, le CNEF relève des contrôles insuffisants, des sanctions peu fréquentes et une surveillance difficile des réseaux de distribution.
L’institution estime que ces faiblesses accroissent l’exposition du secteur aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, ce qui appelle un renforcement de l’encadrement.
L’institution estime que ces faiblesses accroissent l’exposition du secteur aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, ce qui appelle un renforcement de l’encadrement.

