Bamenda : Joseph Dion Ngute lance le dialogue communautaire
Le dialogue communautaire relancé à Bamenda Par Sylvie Ottou Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a annoncé avoir lancé, le 15 octobre 2026 à Bamenda, l’initiative de dialogue communautaire prescrite par le président Paul Biya. Cette démarche rassemble les chefs… Read More
Le dialogue communautaire relancé à Bamenda
Par Sylvie Ottou
Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a annoncé avoir lancé, le 15 octobre 2026 à Bamenda, l’initiative de dialogue communautaire prescrite par le président Paul Biya. Cette démarche rassemble les chefs traditionnels, les acteurs communautaires, les autorités administratives et religieuses ainsi que les leaders d’opinion autour de la recherche de solutions à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Selon le chef du gouvernement, une trentaine de jeunes ont quitté les maquis dans le Nord-Ouest pour demander pardon à la population camerounaise et solliciter leur réinsertion sociale. Cette annonce fait suite à celle de 25 dissidents repentis enregistrés dans le Sud-Ouest quelques semaines auparavant.
Le dialogue communautaire entend mobiliser les acteurs de proximité, dont la connaissance du terrain peut faciliter les échanges avec les populations et encourager les combattants à déposer les armes. Les responsables traditionnels et religieux peuvent notamment contribuer à renouer les liens entre les familles, les communautés et les jeunes engagés dans les groupes armés.
Pour favoriser une sortie durable de la crise, cette démarche doit s’accompagner d’actions concrètes : écouter les préoccupations des habitants, renforcer la protection des civils, faciliter le retour des personnes déplacées et soutenir la reprise des activités scolaires et économiques.
L’accompagnement des jeunes qui quittent les maquis constitue également un enjeu essentiel. Un suivi psychosocial, des formations professionnelles et des perspectives d’emploi peuvent favoriser leur réinsertion et réduire les risques de retour à la violence. Ce processus doit aussi prendre en compte les victimes, leurs besoins de justice, de réparation et de sécurité.
Au-delà des annonces, la portée de cette initiative dépendra de sa capacité à instaurer un dialogue inclusif, à apporter des réponses aux difficultés exprimées et à rétablir progressivement la confiance entre les populations et les institutions.

