Gabon/Kango-Ntoum : Le ministre de la Santé exige davantage de rigueur dans les établissements sanitaires
Le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo, épouse Bivigou, a effectué le mardi 08 Septembre 2026 une visite inopinée au Centre médical de Kango, avant de poursuivre sa tournée à l’Hôpital départemental de Ntoum. Une descente destinée… Read More
Le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo, épouse Bivigou, a effectué le mardi 08 Septembre 2026 une visite inopinée au Centre médical de Kango, avant de poursuivre sa tournée à l’Hôpital départemental de Ntoum. Une descente destinée à évaluer les conditions de prise en charge des patients et à rappeler aux personnels les exigences de qualité, de rigueur et de responsabilité.
À Kango, un rappel des exigences
Au Centre médical de Kango, le ministre a échangé avec les équipes sur le fonctionnement des services et la continuité des soins.
Elle a rappelé le rôle essentiel des structures sanitaires de proximité dans l’accès aux soins et souligné que la qualité du service public dépend à la fois des moyens disponibles et de l’engagement des professionnels.
À Ntoum, plusieurs insuffisances relevées
À l’Hôpital départemental de Ntoum, la visite a fait ressortir plusieurs dysfonctionnements.
L’absence de certains médicaments essentiels et d’un chariot d’urgence au service des urgences a notamment été relevée. Des insuffisances administratives ont également été constatées, parmi lesquelles une tenue irrégulière du journal de caisse, des quittances mal renseignées, des ordonnances établies sur des supports inappropriés et l’utilisation de cachets non conformes. L’absence d’une liste des médicaments essentiels a également été signalée.
Pour le ministre, ces pratiques posent des problèmes de traçabilité et de rigueur dans la gestion d’un établissement public de santé et appellent des mesures correctives.
Le matériel e-GabonSIS doit être davantage exploité
Le ministre s’est également intéressée à l’utilisation des équipements e-GabonSIS, notamment du chariot de télémédecine destiné au suivi cardiologique et à la surveillance des grossesses à risque.
Son utilisation aurait été interrompue en raison de l’absence d’un médecin référent. Le ministre a insisté sur la nécessité de valoriser les investissements publics et de rechercher des solutions organisationnelles et techniques, notamment à travers la télémédecine.
Responsabilité et qualité des soins
De la maternité au laboratoire, en passant par la pharmacie et les services d’hygiène, le ministre a échangé avec les personnels sur les exigences professionnelles. Ces échanges ont porté notamment sur la responsabilité, l’éthique, l’accueil des patients, l’empathie et le leadership.
Cette visite a ainsi permis de rappeler que la qualité des soins ne dépend pas uniquement des équipements et des médicaments, mais également de la rigueur et du comportement des professionnels.
À l’issue de la tournée, la direction de l’Hôpital départemental de Ntoum dispose d’une liste des insuffisances à corriger. Pour le ministère de la Santé, cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer le contrôle de proximité et d’installer une culture durable de responsabilité dans les établissements sanitaires.
De Kango à Ntoum, le message du ministre de la santé est sans ambiguïté : les dysfonctionnements constatés doivent être corrigés et les exigences de qualité et de rigueur devenir la norme dans la prise en charge des patients.
Agnès Koumba




