Gabon U20 : le maillot gabonais toujours dans la compétition
La participation du Gabon aux éliminatoires U20 de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations ne saurait être réduite à des rumeurs ni à des interprétations hasardeuses. Pendant que les jeunes Panthères se préparent à porter les couleurs nationales, la Fédération… Read More
La participation du Gabon aux éliminatoires U20 de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations ne saurait être réduite à des rumeurs ni à des interprétations hasardeuses. Pendant que les jeunes Panthères se préparent à porter les couleurs nationales, la Fédération Gabonaise de Football reste pleinement mobilisée autour de cette échéance.
Sous l’impulsion de son président, Pierre-Alain Mounguengui, la Fegafoot affiche une ambition assumée : faire du football gabonais une véritable vitrine sur le continent, en portant une attention particulière à la formation et à l’accompagnement des différentes sélections nationales. Une ambition qui exige du travail, de la rigueur et une mobilisation de tous les instants, pour permettre aux jeunes talents gabonais de s’exprimer au plus haut niveau.
C’est dans ce contexte précis que certaines informations relayées récemment par un média de la place laissent perplexe. Évoquer un éventuel désistement du Gabon, sans le moindre élément officiellement établi, revient à semer inutilement le doute dans l’opinion et à perturber la préparation d’un groupe de jeunes joueurs qui n’a besoin que d’une chose : se concentrer sur l’objectif sportif. Un journaliste digne de ce nom ne fait jamais primer la rapidité de publication sur la vérification des faits. Et quand l’information touche une sélection nationale, une institution sportive ou l’image du pays, ce devoir de prudence pèse encore davantage. Recouper, solliciter les sources compétentes, confronter les versions : voilà les réflexes qui distinguent un exercice sérieux du métier d’un simple relais de rumeurs.
La liberté de la presse reste un principe cardinal, tout comme le droit de questionner, d’enquêter et, au besoin, de critiquer l’action d’une institution. Mais cette liberté vient avec des responsabilités. Un journaliste ne doit pas se laisser happer par le sensationnel, ni céder aux raccourcis qui transforment une simple information en polémique. L’éthique et la déontologie ne sont pas de vagues principes théoriques : elles forment le socle même de ce métier. Publier une information sensible, c’est aussi savoir en garantir la fiabilité et mesurer ce qu’elle peut coûter à ceux qu’elle concerne, de jeunes sportifs, leur encadrement, et une institution comme la Fegafoot.
Le football gabonais a besoin de critiques constructives, mais tout autant d’un environnement médiatique capable de valoriser les efforts engagés pour son développement. La détermination de Pierre-Alain Mounguengui à installer durablement le Gabon parmi les nations qui comptent sur l’échiquier continental mérite d’être jugée à l’aune des résultats et des actions menées, et non instruite à charge sur la base d’informations mal vérifiées.
C’est là que se joue, en définitive, tout le sens du métier de journaliste : informer sans déformer, alerter sans affoler, critiquer sans chercher à démolir. Une presse responsable ne cherche ni le sensationnel ni la polémique facile ; elle ne cède ni à la désinformation ni à l’intox. Elle s’astreint, au contraire, à livrer une information crédible, vérifiée et objective, celle-là même que le public est en droit d’attendre. De son côté, la Fédération Gabonaise de Football demeure concentrée sur ses missions et fidèle à ses engagements, portée par la seule ambition de voir le football national progresser et rayonner. À la veille d’une échéance aussi importante pour les U20, l’heure doit être à la concentration, à l’unité et à l’accompagnement de nos jeunes Panthères, afin qu’elles puissent défendre, avec fierté et détermination, les couleurs du Gabon.
FESM

