Sonara : le recours rejeté au Royaume-Uni, 42,8 milliards FCFA reconnus à Sahara Energy
Sonara : le recours rejeté au Royaume-Uni, 42,8 milliards FCFA reconnus à Sahara Energy Par la rédaction La Société nationale de raffinage (Sonara) a définitivement échoué à faire annuler au Royaume-Uni la décision reconnaissant à Sahara Energy une créance de… Read More
Sonara : le recours rejeté au Royaume-Uni, 42,8 milliards FCFA reconnus à Sahara Energy
Par la rédaction
La Société nationale de raffinage (Sonara) a définitivement échoué à faire annuler au Royaume-Uni la décision reconnaissant à Sahara Energy une créance de 76,97 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards FCFA.
Le 29 juin 2026, la Cour suprême britannique a refusé d’autoriser l’appel introduit par la raffinerie camerounaise contre l’arrêt rendu le 6 février 2026 par la Court of Appeal. Les juges ont estimé que le dossier ne soulevait aucune question de droit d’importance générale nécessitant un nouvel examen.
Le litige remonte à des cargaisons de pétrole brut livrées par Sahara Energy à la Sonara entre 2013 et 2016. En septembre 2019, les deux parties avaient signé un rapport conjoint reconnaissant notamment comme « créances non contestées » des intérêts supplémentaires et des pertes de change évalués à 76,97 millions de dollars.
Après une première décision favorable à la Sonara devant la High Court en décembre 2024, Sahara Energy avait obtenu gain de cause en appel en février 2026. La juridiction britannique avait considéré que la mention « Undisputed Claims » constituait bien une reconnaissance de ces créances par la Sonara.
Sahara Energy n’a toutefois pas obtenu les 50,76 millions de dollars supplémentaires réclamés au titre de pénalités et frais bancaires. Son propre recours devant la Cour suprême britannique a également été rejeté le 29 juin.
La décision rend ainsi définitive, au Royaume-Uni, la reconnaissance des 76,97 millions de dollars dus à Sahara Energy. Elle ne signifie toutefois pas que les 42,8 milliards FCFA ont déjà été effectivement versés : les informations publiques disponibles établissent la créance, mais pas son règlement intégral.




