Ruben Um Nyobè : 68 ans après, la mémoire du « Mpodol » reste vivante
68 ans après, la mémoire du « Mpodol » reste vivante Par Anne Edoun Ce 13 septembre 2026 marque le 68ᵉ anniversaire de la mort de Ruben Um Nyobè, figure majeure de la lutte pour l’indépendance et la réunification du… Read More
68 ans après, la mémoire du « Mpodol » reste vivante
Par Anne Edoun
Ce 13 septembre 2026 marque le 68ᵉ anniversaire de la mort de Ruben Um Nyobè, figure majeure de la lutte pour l’indépendance et la réunification du Cameroun.
Surnommé « Mpodol », « celui qui porte la parole des siens », Ruben Um Nyobè fut secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC), créée en 1948. Il défendait notamment l’indépendance du Cameroun, la réunification des territoires placés sous administrations française et britannique, ainsi que davantage de justice sociale. Il porta à plusieurs reprises les revendications camerounaises devant les Nations unies au début des années 1950.
Après l’interdiction de l’UPC par les autorités françaises en 1955, Um Nyobè entra dans la clandestinité. Traqué dans le maquis de la Sanaga-Maritime, il fut abattu le 13 septembre 1958 par les forces coloniales françaises, entre Libelingoï et Boumnyébel.
Sa disparition intervient moins de deux ans avant l’indépendance du Cameroun oriental, proclamée le 1er janvier 1960. Longtemps marginalisée dans le récit officiel, sa mémoire occupe aujourd’hui une place importante dans les débats sur l’histoire de la décolonisation camerounaise.
68 ans après sa mort, Ruben Um Nyobè demeure ainsi l’un des principaux symboles du nationalisme et de la lutte anticoloniale au Cameroun.

