GABON: L’ONG TOP 5 appelle les Gabonais à devenir acteurs de la 5e République
Plus de 500 personnes venues de Libreville et de plusieurs provinces du Gabon se sont retrouvées récemment pour le lancement officiel de l’ONG dénommée « Tous pour la 5e République » (TOP 5). Loin d’une simple formalité protocolaire, l’événement… Read More
Plus de 500 personnes venues de Libreville et de plusieurs provinces du Gabon se sont retrouvées récemment pour le lancement officiel de l’ONG dénommée « Tous pour la 5e République » (TOP 5).
Loin d’une simple formalité protocolaire, l’événement s’est transformé en véritable espace de débat autour du rôle du citoyen dans la construction institutionnelle en cours.
Placée sous le thème « Sensibilisation sur le rôle du citoyen dans la promotion du vivre-ensemble, du respect des institutions pour le développement », la rencontre a enchaîné les prises de parole, toutes tournées vers un même objectif : réveiller l’engagement civique des Gabonais pour accompagner les réformes en cours depuis l’avènement de la 5e République impulsée par le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema.
La diaspora, un potentiel à activer
Premier à monter au créneau, Jerry Bibang a consacré son intervention à la diaspora gabonaise, qu’il décrit comme une ressource humaine encore trop peu exploitée. Compétences, expertise, réseaux : selon lui, les Gabonais de l’étranger pourraient peser bien plus lourd dans le développement du pays, à condition d’organiser le transfert de savoir-faire vers la jeunesse locale, le mentorat, l’appui aux petites entreprises et aux start-up, ou encore la mise en relation avec des partenaires internationaux.
Il a également évoqué des pistes concrètes dans l’éducation, la santé, le sport et la coopération associative, avant de plaider pour deux mesures phares : une appropriation collective du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, et la mise en place d’une structure fédérant la diaspora, appelée à travailler main dans la main avec les institutions, à commencer par le député qui la représente à l’Assemblée.
« La République ne se décrète pas, elle se vit ».
Changement de registre avec Francis Edgard Sima Mba, Vice-président de l’ONG TOP 5, qui a interrogé l’assistance sur la place du citoyen dans l’architecture de la 5e République. Son message est sans détour, les institutions, aussi solides soient-elles, ne suffiront pas si les comportements individuels ne suivent pas. Respect de la loi, lutte contre la corruption, protection du bien public, implication dans la vie communautaire, culture du dialogue : autant de piliers qu’il juge indispensables à une République qui tienne debout.
Une attention particulière a été portée à la jeunesse, présentée comme le principal levier du renouveau national. Pour l’orateur, le patriotisme d’aujourd’hui ne se mesure plus aux discours, mais au travail fourni, à la discipline, à l’esprit d’entreprise et à l’engagement de tous les jours. C’est autour de cette philosophie que TOP 5 dit vouloir bâtir une nouvelle culture civique, fondée sur le mérite, la participation et la confiance retrouvée entre gouvernants et gouvernés.
Les communautés étrangères aussi de la partie
La parole a également été donnée à Hilaire Kwandio, Porte-parole des communautés amies du Gabon, venu rappeler le rôle que jouent les étrangers installés sur le sol gabonais dans le renforcement du dialogue interculturel et de la cohésion sociale. Il a assuré de leur soutien plein et entier à la consolidation du vivre-ensemble voulu par les autorités.
Le vivre-ensemble, « condition numéro un » du développement
C’est le Président de Tous Pour la 5ème République, Rodrigue Maïssa Nkoma, qui a clos les échanges, en défendant une thèse simple, à savoir, sans paix sociale, sans respect des institutions et sans citoyens réellement impliqués, aucun développement durable n’est possible. Le vivre-ensemble, a-t-il insisté, n’est pas un supplément d’âme mais bien le socle sur lequel repose la stabilité et la cohésion nationale.
Prochaine étape, à la conquête des 9 provinces
Le lancement de Libreville n’est qu’un point de départ pour les membres de TOP5. En coulisses, l’état-major de planche déjà sur un calendrier de sorties de terrain destinées à porter ce même message de sensibilisation civique au-delà de la capitale. L’objectif affiché est de démultiplier les rencontres dans les provinces d’où sont justement venus une partie de plus de 500 participants de ce premier rendez-vous à Libreville, afin d’ancrer durablement cette dynamique citoyenne dans l’ensemble du pays. Ces futures étapes devraient être communiquées dans les prochaines semaines par le Bureau Exécutif.
Aujourd’hui, TOP5 confirme son ambition de peser durablement dans le débat public gabonais, à coups de sensibilisation citoyenne, d’éducation civique et de mobilisation autour des grands enjeux nationaux. Diaspora, respect des institutions, vivre-ensemble : en réunissant plusieurs centaines de participants autour de ces thématiques, l’organisation pose une première pierre à un mouvement qui entend accompagner, sur la durée, la consolidation de la 5e République.
Reste un message que la rencontre aura eu le mérite de rappeler qu’une République ne se construit pas seulement à coups de textes et d’institutions, mais aussi et surtout par l’engagement quotidien de citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs.
Par MBOUTSOU/MBDE

