Gabon : le ministre de la santé renforce le dialogue avec les structures sanitaires privées
Le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, a échangé avec les responsables des établissements privés à visée sanitaire réunis au sein de l’AREMPG. Une rencontre placée sous le signe de la concertation, de l’harmonisation des… Read More
Le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, a échangé avec les responsables des établissements privés à visée sanitaire réunis au sein de l’AREMPG. Une rencontre placée sous le signe de la concertation, de l’harmonisation des pratiques et d’une meilleure intégration du secteur privé dans le système de santé national.
Le secteur privé de la santé entend désormais occuper pleinement sa place dans le dispositif sanitaire national. C’est l’un des principaux enseignements de la rencontre entre le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, et les responsables des structures privées à visée sanitaire du Gabon, membres de l’AREMPG.
Pour la ministre de la Santé, cette rencontre répond à une nécessité : celle de renforcer la coordination entre les secteurs public et privé. « Le système privé fait partie à part entière du système sanitaire du Gabon », a-t-elle rappelé, soulignant que les deux secteurs sont confrontés à des problématiques qui se rejoignent, notamment en matière de qualité des soins et de prise en charge des patients.
L’un des objectifs affichés par le ministère est d’aboutir à une meilleure harmonisation des procédures et de la qualité des soins dans l’ensemble des structures sanitaires.
La question de l’accueil des patients figure également parmi les priorités évoquées au cours des échanges. Pour le ministère, les établissements privés constituent, au même titre que les structures publiques, des points importants du parcours de soins des populations.
Cette volonté d’harmonisation doit permettre de renforcer la qualité et la continuité de la prise en charge, mais également de mieux coordonner les actions entre les différents acteurs du système de santé.
Autre enjeu majeur abordé lors de cette rencontre : la remontée des données sanitaires produites par les structures privées.
Selon la ministre, certaines statistiques ne sont pas systématiquement transmises à la tutelle. Une situation qui constitue un frein à la connaissance précise de l’activité sanitaire nationale.
Pour le ministre de la Santé Il est important d’avoir les données statistiques évoquant notamment les informations relatives aux activités des établissements qui y sont enregistrés.
L’objectif est donc d’identifier les difficultés qui empêchent la transmission de ces données, afin de permettre leur intégration dans le système national d’information sanitaire.
Disposer d’une information sanitaire complète et fiable est essentiel pour orienter les politiques publiques et adapter les décisions aux réalités du terrain.
Cette première rencontre devrait surtout ouvrir la voie à un dialogue plus régulier entre la tutelle et les établissements privés.
Conformément à la volonté d’inclusion portée par les plus hautes autorités, le ministère entend désormais associer davantage les acteurs privés aux réflexions sur le système de santé.
Le ministre a ainsi annoncé la mise en place de rencontres trimestrielles avec les représentants des structures privées. Plus encore, l’association sera désormais représentée lors des grandes réunions du ministère consacrées à des décisions susceptibles d’avoir un impact sur le secteur.
Une démarche saluée par le président de l’AREMPG, Dr Ogowet Théophile, fondateur et directeur de la clinique MIA.
Du côté des responsables des structures privées, plusieurs préoccupations ont été exposées au ministre. Parmi elles figurent notamment les questions liées aux assurances et aux émoluments, mais également les difficultés relatives au renouvellement des équipements médicaux devenus obsolètes.
Pour le président de l’association, la rencontre revêt une importance particulière parce qu’elle marque, selon lui, une reconnaissance claire de la place du secteur privé dans le système de santé.
Plusieurs revendications portées depuis longtemps par les responsables des structures privées trouvent aujourd’hui une perspective favorable.
Au-delà des doléances, le principal acquis de cette rencontre semble donc être l’instauration d’un cadre permanent de concertation.
En ouvrant davantage ses portes aux acteurs privés, le ministère de la Santé entend faire de la collaboration entre les deux secteurs un levier pour améliorer l’offre de soins, renforcer la qualité des services et disposer d’une vision plus complète de la situation sanitaire du pays.
Public et privé : deux composantes désormais appelées à travailler davantage ensemble au service d’un même objectif, l’amélioration de la santé des populations.
Saint Clair kengue




