Au Cameroun/Affaire Effoudou et Sani Mohamadou : l’ancien légionnaire porte plainte en France pour diffamation et cyberharcelement après des accusations de détention d’armes de guerre e
Dans un communiqué de presse daté du 5 août 2026 à Paris, Sani Mouhamadou, haut-conseiller en stratégie de défense et de sécurité internationale et ancien légionnaire, annonce son intention de porter plainte devant les juridictions françaises. Cette décision fait suite…
Dans un communiqué de presse daté du 5 août 2026 à Paris, Sani Mouhamadou, haut-conseiller en stratégie de défense et de sécurité internationale et ancien légionnaire, annonce son intention de porter plainte devant les juridictions françaises. Cette décision fait suite à la diffusion, les 24 et 25 juillet 2026 sur YouTube, de vidéos dans lesquelles il est visé par de graves accusations, notamment par le Capitaine Romuald Kenneth Effoudou, ancien chef du bureau renseignements à l’état-major particulier du Président de la République du Cameroun. Une plainte pour diffamation publique vise Romuald Kenneth Effoudou et Morgan Palmer, ainsi que JP Remy Ngono pour diffamation publique et cyberharcèlement. Depuis 2013, Sani Mouhamadou met son réseau et ses compétences à la disposition de plusieurs institutions de l’État camerounais. En 2015, il participe à plusieurs réunions au Palais de l’Unité dans le cadre des travaux du Conseil national de sécurité. En 2016, la Présidence de la République lui confie une mission consistant à proposer des cabinets internationaux chargés de faire la lumière sur la catastrophe ferroviaire d’Eséka.
Après avoir prêté serment devant la Police judiciaire et codirigé le rapport final destiné au Chef de l’État, il effectue cette mission à titre gracieux en demandant que ses honoraires soient intégralement reversés aux familles des victimes. Par la suite, son expertise est sollicitée par le ministère de la Défense, le ministère de l’Administration territoriale, le ministère de l’Eau et de l’Énergie, la Direction générale de la Recherche extérieure (DGRE) en 2020 ainsi que le Bataillon d’intervention rapide (BIR). Sur la question de la détention d’armes, Sani Mouhamadou affirme n’avoir jamais détenu clandestinement d’armes de guerre. Ses équipements, destinés exclusivement à sa protection personnelle, ont été acquis à l’étranger, importés, contrôlés et dédouanés dans le respect des procédures régulières. Il précise détenir un Glock 19 de calibre 9mm et un fusil de type LUVO AR-15 de gamme civile chambré exclusivement en .223 Remington, deux armes acquises légalement selon la loi n° 2016/015 du 14 décembre 2016 et classées en 4e catégorie (armes de défense). Il souligne que l’apparence militaire d’une arme ne suffit pas à la qualifier juridiquement d’arme de guerre. Il dénonce également une manipulation de preuves concernant les clichés diffusés sur les réseaux sociaux.
Les cartouches visibles sur ces photographies sont de calibre 5,56 x 45 mm OTAN, des munitions non compatibles avec un AR-15 chambré en .223 Remington, plus puissantes et susceptibles d’endommager l’arme tout en présentant un risque pour le tireur. Rappelant qu’une enquête administrative ordonnée par le Président de la République avait été diligentée en 2023 sans qu’aucun élément concret ne soit produit pour étayer les affirmations, Sani Mouhamadou indique que lors d’une confrontation, M. Effoudou avait admis que la prétendue perquisition de son domicile lui avait simplement été rapportée. À l’issue de cet entretien, le colonel de l’état-major particulier de la Présidence avait adopté une position recentrée sur les faits et l’affaire avait été laissée sans suite. Face au renouvellement de ces accusations en juillet 2026, Sani Mouhamadou engage l’ensemble des voies de droit pour obtenir la condamnation des responsables, la suppression des contenus litigieux et la réparation intégrale du préjudice subi.
Georges Parfait Owoundi

