Santé mondiale : 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (CR76), le Gabon prend une part active aux réflexions
l’Afrique veut peser dans les décisions qui engagent son avenir c’est en substance l’objet de la rencontre qui réunit à Adiss-Abeba en Ethiopie expert et différents ministres de la santé du continent africain en marge de la 76ᵉ session du… Read More
l’Afrique veut peser dans les décisions qui engagent son avenir c’est en substance l’objet de la rencontre qui réunit à Adiss-Abeba en Ethiopie expert et différents ministres de la santé du continent africain en marge de la 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (CR76), le Gabon prend une part active aux réflexions consacrées à l’avenir de la gouvernance sanitaire mondiale. Le ministre gabonais de la Santé, Pr Elsa Joséphine Nkana Ayo épouse Bivigou, accompagnée de sa délégation, participe à la 3ᵉ réunion du Comité ministériel de haut niveau africain sur la réforme de l’architecture mondiale de la santé (CSMHLMA).
Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le continent africain. La résurgence de la maladie à virus Ebola, conjuguée aux défis persistants liés à la prévention et à la prise en charge des crises sanitaires, rappelle la nécessité pour les États africains de renforcer leur capacité d’anticipation et de réponse aux urgences de santé publique.
Repenser l’architecture mondiale de la santé
Au centre des discussions figurent plusieurs enjeux majeurs : la réforme de l’architecture mondiale de la santé, l’avenir des mécanismes de financement, la prévention, la préparation et la réponse aux pandémies, mais également le renforcement de la représentation africaine au sein des instances internationales.
Pour les pays africains, l’enjeu dépasse la seule participation aux réunions internationales. Il s’agit désormais de faire en sorte que les priorités du continent soient pleinement intégrées dans les décisions qui déterminent les orientations de la santé mondiale.
Alors que l’OMS, la Banque mondiale et les banques multilatérales de développement poursuivent leurs réflexions sur l’évolution des mécanismes de gouvernance et de financement du secteur, les pays africains souhaitent défendre une approche davantage fondée sur leurs réalités et leurs besoins.
Le Gabon entend défendre les priorités du continent
La participation du Gabon à cette réunion ministérielle traduit cette volonté de contribuer aux débats qui façonnent l’avenir du système sanitaire international. Pour Libreville, l’Afrique doit pouvoir participer à la définition des politiques mondiales de santé, mais également disposer d’une capacité accrue à déterminer ses propres priorités sanitaires.
Dans cette perspective, les discussions portent notamment sur la nécessité de disposer de mécanismes de financement plus adaptés, prévisibles et équitables, capables de soutenir durablement les systèmes de santé africains et de renforcer leur résilience face aux crises.
La préparation aux futures pandémies constitue également un enjeu central. Les expériences récentes ont démontré que les réponses sanitaires doivent être coordonnées à l’échelle mondiale tout en tenant compte des réalités propres à chaque région.
« Avec l’Afrique, pour l’Afrique »
À Addis-Abeba, le message porté par les représentants africains est donc clair : les décisions qui engagent l’avenir de la santé mondiale ne peuvent être pensées sans une participation pleine et entière du continent.
Pour le Gabon, cette implication vise à contribuer à l’émergence d’une architecture sanitaire mondiale plus équitable, plus solidaire et davantage adaptée aux réalités africaines.
À travers sa participation au CSMHLMA, le Gabon réaffirme ainsi sa volonté de prendre part aux grandes décisions internationales en matière de santé et de défendre une vision dans laquelle l’Afrique ne serait plus seulement bénéficiaire des politiques sanitaires mondiales, mais une véritable force de proposition et une actrice à part entière de son avenir sanitaire.
Saint Clair kengue


