Toutes les actualités
Gabon : Pharmacie hospitalière clinique, quel impact sur la qualité des soins ? les éclairages du Dr Albert Bongo LANDJI
ArticleGratuitSANTÉ

Gabon : Pharmacie hospitalière clinique, quel impact sur la qualité des soins ? les éclairages du Dr Albert Bongo LANDJI

La pharmacie hospitalière clinique quel impact sur la qualité des soins, c’est la question à laquelle le Dr Albert Bongo Landji pharmacien clinicien et titulaire au sein de la grande pharmacie Saint-Christophe d’Akanda au Nord de Libreville s’est attelé à… Read More
02 juillet 20260 vues
Lanotedafrik.com
Lanotedafrik.com
🇨🇲

Gabon : Pharmacie hospitalière clinique, quel impact sur la qualité des soins ? les éclairages du Dr Albert Bongo LANDJI

La pharmacie hospitalière clinique quel impact sur la qualité des soins, c’est la question à laquelle le Dr Albert Bongo Landji pharmacien clinicien et titulaire au sein de la grande pharmacie Saint-Christophe d’Akanda au Nord de Libreville s’est attelé à… Read More

La pharmacie hospitalière clinique quel impact sur la qualité des soins, c’est la question à laquelle le Dr Albert Bongo Landji pharmacien clinicien et titulaire au sein de la grande pharmacie Saint-Christophe d’Akanda au Nord de Libreville s’est attelé à répondre. 
D’entrée de jeux, la pharmacie hospitalière clinique est une activité assez innovante au Gabon, c’est l’activité pharmaceutique qui garantit la qualité du soin au patient donc le pharmacien clinicien est garant de la qualité d’un traitement instauré par un médecin. C’est aussi ce pharmacien qui est le responsable du traitement parce que c’est lui qui valide et qui est responsable des effets inhérents de ce traitement qui peuvent être favorables ou défavorables pour la santé du patient.  Le patient suit un circuit tout comme le médicament. La première étape c’est le médecin, tout patient.  Hormis les conseils au niveau officinal. La deuxième étape c’est celui qui dispense, c’est le pharmacien, c’est celui qui donne un avis sur une ordonnance. Et la dernière étape c’est qui administre ce traitement. Donc c’est le paramédical, c’est ça le circuit du patient dans notre système de santé. Et le médicament suit également ce circuit via l’ordonnance.
Le Pharmacien garant de la qualité et de l’efficacité du traitement
S’il y a des interactions médicamenteuses, nous devons donc valider, vérifier la cohérence du traitement qui a été instauré et nous sommes responsables, des effets qui vont en découler aussi bien des effets positifs que des effets négatifs. C’est le pharmacien qui en est responsable, il n’y a pas de confusion entre le médecin et le pharmacien, il suffit simplement que chacun reste dans son couloir et son domaine d’action et d’activité.
Confusion de rôle entre le médecin et le pharmacien sur l’ordonnance du patient
Le médecin a obligation de moyens. Il faut fournir au médecin sa table de travail et tout pour qu’il le mène à bien sa tâche, ses missions. Le pharmacien, a obligation de résultats, il reçoit une prescription d’un certain nombre de médicaments, il est garant de l’efficacité de ce traitement. Pas le médecin qui a prescrit une ordonnance, c’est une proposition sur la base de signes cliniques. La confirmation du traitement, donc du résultat du traitement, donc l’obligation du résultat revient au pharmacien, d’accord.  Il ne devrait pas avoir de confusion. Il devrait plutôt avoir une collaboration afin d’éviter les erreurs médicales. Aujourd’hui, la santé a évolué, la relation médecin et pharmacien marche très bien chez les autres quel qu’en soit le grade académique de l’un ou de l’autre. Donc on peut faire un pas dans ce sens-là pour le bien du patient. Il y a d’ailleurs un bon travail qui a été fait dans le cadre de la résistance antimicrobienne, il y a un travail qui s’est fait au niveau de certains établissements et qui ont démontré effectivement que les infections nosocomiales étaient persistantes dans nos hôpitaux. Les acteurs principaux, ce sont les médecins, les pharmaciens et les paramédicaux. Il y a eu une collaboration entre les différents secteurs, ces différents points d’action, ces différentes zones où le patient s’arrête pour être consulté, pour recevoir ses médicaments, pour recevoir l’administration de ces médicaments-là.  Donc ça marche chez les autres parce qu’on a compris que le point central de notre système, c’est le patient. Ils ont mis en place ces mécanismes de collaborations pour le bien du patient, mais aussi pour la qualité de service et de soins que nous allons administrer à nos patients. Elle est importante, cette collaboration.
Innovation du dossier pharmaceutique personnalisé à la pharmacie Saint-Christophe d’Akanda
Nous allons mettre en œuvre à la pharmacie Saint-Christophe ce que nous appelons le dossier pharmaceutique personnalisé.  C’est le suivi du patient aussi bien en milieu hospitalier puisqu’il s’agit d’une passerelle parce que ce patient peut être effectivement reçoit des médicaments d’une officine qu’en milieu soins à domicile. Donc nous allons suivre les stratégies thérapeutiques de ces patients pour garantir un certain nombre de points notamment l’observance, la disponibilité, l’accessibilité, le suivi des effets indésirables. C’est vraiment un accompagnement global qui part du traitement à la qualité de vie et à l’observance à l’efficacité de son soin.  Sans oublier le principe de confidentialité. C’est une activité innovante et nous tenons à ce qu’effectivement les populations ou les malades ou les personnes qui souffrent adhèrent à ce projet pour améliorer la qualité des soins qui leur sont administrés.
Naissance de la pharmacie hospitalière clinique 
La pharmacie hospitalière clinique est née aux Etats-Unis en 1961. Les hôpitaux américains, sur la base des infections nosocomiales, qui avaient des conséquences graves sur les patients, ont perdu beaucoup d’argent parce qu’il n’y avait pas un professionnel de santé qui pouvait effectivement régler ce problème-là. C’était le corps médical qui transmettait effectivement certaines informations, des ordonnances, et derrière il n’y avait pas ce recul. Et c’est à ce moment que certains hôpitaux se sont dit, nous perdons beaucoup d’argent suite à des procès médicaux, il nous faut intégrer dans notre système de santé un professionnel de santé qui va regarder de manière tout à fait cohérente, pointeuse, avec minutie, les stratégies thérapeutiques des médecins.
Propos recueillis par Marcelin Alinou & Saint clair kengue

Publicité