Ouganda : la succession du roi Oyo plonge le royaume de Tooro dans la controverse
La succession du roi Oyo plonge le royaume de Tooro dans la controverse La rédaction À peine le deuil du roi Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV entamé que le royaume de Tooro, dans l’ouest de l’Ouganda, est secoué par… Read More
La succession du roi Oyo plonge le royaume de Tooro dans la controverse
La rédaction
À peine le deuil du roi Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV entamé que le royaume de Tooro, dans l’ouest de l’Ouganda, est secoué par une vive controverse autour de sa succession.
Décédé le 27 août 2026 aux États-Unis, à l’âge de 34 ans, après avoir été soigné pour un cancer, le souverain laisse derrière lui une question devenue explosive : qui doit monter sur le trône ?
Ce mercredi 9 septembre, le comité de succession du clan royal Babiito a désigné le prince Edward Rukidi Kijanangoma, cousin du défunt et journaliste à la télévision publique Uganda Broadcasting Corporation (UBC), pour succéder au roi Oyo.
Mais cette désignation est contestée. Des proches du roi défunt soutiennent qu’il aurait laissé un fils appelé à lui succéder. La princesse Ruth Komuntale, sœur d’Oyo, affirme notamment que son frère aurait laissé des dispositions écrites concernant son héritier. De son côté, le président ougandais Yoweri Museveni avait également évoqué l’existence d’un fils du souverain.
Un document présenté dans la presse ougandaise comme le testament du roi Oyo, daté de 2022, désignerait son fils comme premier héritier du trône et prévoirait d’autres options en cas d’impossibilité pour celui-ci de régner. L’authenticité et la portée de ces dispositions se trouvent désormais au cœur du débat.
Le comité de succession défend cependant sa décision. Selon l’un de ses membres, les enfants attribués au défunt roi n’auraient pas été officiellement présentés et reconnus conformément aux procédures traditionnelles du royaume, ce qui aurait conduit les dignitaires à ne pas les retenir dans le processus de succession.
La crise oppose ainsi volonté présumée du défunt souverain, filiation, règles coutumières et autorité du clan royal Babiito.
Alors que les obsèques du roi Oyo sont prévues le 12 septembre, la succession pourrait désormais ouvrir une période de fortes tensions au sein de l’une des monarchies traditionnelles les plus importantes d’Ouganda. Le prince Edward Rukidi Kijanangoma a été choisi, mais la bataille autour de la légitimité du futur souverain semble loin d’être terminée.

