Gabon : Les Inspecteurs généraux des services reçus par le ministre François NDONG OBIANG
Le Ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François NDONG OBIANG a reçu en audience, ce mardi 15 septembre 2026 les Inspecteurs généraux des services (IGS) des différents ministères. À l’ouverture des échanges, l’Inspecteur général des services… Read More
Le Ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François NDONG OBIANG a reçu en audience, ce mardi 15 septembre 2026 les Inspecteurs généraux des services (IGS) des différents ministères.
À l’ouverture des échanges, l’Inspecteur général des services du ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions a exposé les raisons ayant conduit à la rédaction de la correspondance adressée aux Ministres de la Fonction Publique et celui des Finances.
Selon lui, les correspondances adressées aux deux membres du Gouvernement s’appuyaient sur les articles 19 et 20 et visaient notamment à solliciter de l’État la mise en place d’une ligne budgétaire en faveur des Inspecteurs généraux des services des ministères, afin de leur permettre d’exercer leurs missions de manière plus efficace et efficiente.
Prenant la parole, François Ndong Obiang s’est adressé aux IGS sur un ton ferme, tout en rappelant l’importance de leur fonction au sein de l’administration. « Vous êtes des Inspecteurs généraux des services des ministères. C’est vous qui devez rendre compte du fonctionnement de vos ministères. Vous devez jouer pleinement votre rôle et garder les réflexes de redevabilité », a-t-il déclaré.
Le membre du Gouvernement a toutefois fustigé la démarche entreprise par les Inspecteurs généraux des services, estimant que la forme donnée à leur correspondance avait heurté le Gouvernement.
« L’erreur est à la base cette lettre agressive, avec un contenu inadmissible, adressée à deux membres du Gouvernement. En plus, vous la faites signer par un collectif. Or, vous n’êtes pas autorisés à vous regrouper en collectif », a martelé François Ndong Obiang.
Pour le ministre, cette correspondance ne revêtait aucune valeur administrative et juridique. Il a, en conséquence, instruit les Inspecteurs généraux des services de prendre l’engagement d’adresser, chacun, une lettre d’une page à son ministre de tutelle afin de présenter ses excuses pour cette maladresse.
Cette étape devra être suivie d’une analyse collective de la situation, puis de réflexions communes et structurées.
Agnès Koumba

