Gabon: Lancement de l’atelier national sur la lutte contre les réseaux d’exportation illégale de bois et la criminalité faunique
Le Ministre des Eaux et Forêts, chargé du Conflit Homme – Faune, M. Maurice Ntossui Allogo, a présidé le 19 Octobre 2026 à Libreville l’ouverture officielle de l’Atelier national de renforcement des capacités consacré à la lutte contre les réseaux… Read More
Le Ministre des Eaux et Forêts, chargé du Conflit Homme – Faune, M. Maurice Ntossui Allogo, a présidé le 19 Octobre 2026 à Libreville l’ouverture officielle de l’Atelier national de renforcement des capacités consacré à la lutte contre les réseaux d’exportation illégale de bois et la criminalité liée à la vie sauvage dans les aires protégées du Gabon.
Organisée avec l’appui technique de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) et le soutien financier de l’Union européenne, cette rencontre stratégique réunit magistrats, officiers des douanes, officiers de police judiciaire, gendarmes, analystes de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), agents des Eaux et Forêts, ainsi que des représentants de l’Autorité de gestion CITES et du Bureau Régional de Liaison Chargé du Renseignement. Couvert à 88 % de forêt et riche de plus de 400 essences répertoriées dont 60 à 80 exploitées, le Gabon abrite le deuxième plus grand massif forestier d’Afrique et un sanctuaire mondial de biodiversité.
Dans son allocution, Maurice Ntossui Allogo a mis en exergue les réformes stratégiques impulsées par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le cadre du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), notamment pour garantir la légalité, la traçabilité et la durabilité de chaque mètre cube de bois exporté Made in Gabon, tout en favorisant la transformation locale et la préservation de nos aires protégées face à l’exploitation illicite et au braconnage.
Le Ministre des Eaux et Forêts a vivement dénoncé les méthodes bien rodées des organisations criminelles transnationales qui recourent à la fraude documentaire et aux circuits logistiques opaques. Il a souligné que ce pillage écologique détruit la biodiversité, affaiblit la séquestration du carbone et prive l’État de ressources fiscales essentielles. Rappelant les répercussions directes sur les populations riveraines, il a notamment alerté : La dégradation de nos écosystèmes causée par ces réseaux criminels pousse la faune hors de son habitat naturel vers les plantations vivrières, comme en témoigne la recrudescence des ravages causés par les éléphants. C’est ainsi que le pillage de nos ressources alimente directement le conflit homme-éléphant au préjudice de nos concitoyens » a-t-il déclaré.
Afin de contrer efficacement ces menaces, les participants travailleront de manière concertée sur l’analyse des risques à l’exportation, la reconnaissance technique des essences et la détection des faux documents administratifs. Le programme prévoit également des visites d’immersion dédiées au contrôle physique, de cubage et de marquage des grumes au sein du port d’Owendo et de la Zone Économique Spéciale de Nkok.
Sur le plan judiciaire, la simulation d’un procès pénal adossée aux enquêtes financières de l’ANIF permettra de doter les acteurs de la chaîne pénale des leviers nécessaires pour neutraliser les flux financiers illicites et prononcer des condamnations fermes.
En ouvrant les travaux, le membre du gouvernement a exhorté les participants à un engagement sans faille pour préserver durablement le patrimoine naturel national.
Saint Clair kengue

