Gabon/Énergie : la CEMAC franchit une nouvelle étape vers un système d’information énergétique commun
La coopération énergétique entre les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vient de franchir une nouvelle étape. Réunis le 25 septembre 2026 au Palais des Congrès de Libreville, les représentants des pays membres ont… Read More
La coopération énergétique entre les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vient de franchir une nouvelle étape. Réunis le 25 septembre 2026 au Palais des Congrès de Libreville, les représentants des pays membres ont consacré leurs travaux à la mise en place des Systèmes d’information énergétiques (SIE-CEMAC), un dispositif appelé à renforcer la production, la collecte et le partage des données sur le secteur énergétique dans la sous-région.
À cette importante rencontre du Conseil des ministres sectoriels de la CEMAC en charge de l’énergie, le Cameroun était représenté par S. E. Mme Ngaeto Zam épouse Ondoua, Haut-Commissaire du Cameroun près la République Gabonaise, représentant le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie.
La diplomate camerounaise était accompagnée de M. Jean Thomas Batamag, deuxième conseiller, ainsi que du Dr Faustin Kaffo, représentant l’Institut national de la statistique du Cameroun. La délégation camerounaise a ainsi pris part aux échanges consacrés à l’harmonisation des mécanismes de production et de gestion de l’information énergétique au sein de l’espace communautaire.
Vers une meilleure maîtrise des données énergétiques
Au cœur des discussions, la question de la disponibilité et de la fiabilité des données énergétiques apparaît comme un enjeu majeur pour les politiques publiques des États de la CEMAC. La mise en place des SIE-CEMAC vise notamment à permettre aux différents pays de disposer d’informations plus structurées et comparables sur la production, la consommation, les échanges et les autres indicateurs liés à l’énergie.
Dans un contexte marqué par la nécessité d’améliorer la planification énergétique et de renforcer la coopération entre les États d’Afrique centrale, l’harmonisation des systèmes nationaux d’information constitue un outil important d’aide à la décision.
Les travaux de Libreville ont ainsi permis aux participants d’examiner les différents instruments devant encadrer la mise en œuvre de ces systèmes, avec l’objectif de favoriser une meilleure circulation de l’information entre les administrations nationales et les instances communautaires.
Le règlement des SIE nationaux adopté
Au terme des échanges, les participants ont procédé à la validation et à l’adoption du règlement relatif aux Systèmes d’information énergétiques nationaux, ainsi que de la feuille de route devant guider la mise en œuvre du dispositif.
Cette adoption marque une étape importante dans le processus d’opérationnalisation des SIE-CEMAC. Elle doit permettre aux États membres de progresser vers des cadres nationaux harmonisés, tout en facilitant la consolidation des données énergétiques à l’échelle communautaire.
Pour la CEMAC, l’enjeu est également de disposer d’une base d’informations suffisamment fiable pour accompagner les politiques d’investissement, anticiper les besoins énergétiques et contribuer à une meilleure coordination des stratégies nationales.
Libreville, capitale des décisions communautaires
Le choix de Libreville pour abriter cette session vient une nouvelle fois illustrer le rôle de la capitale gabonaise dans l’accueil des grandes rencontres consacrées à l’intégration sous-régionale.
À travers l’adoption du règlement des SIE nationaux et de la feuille de route, le Conseil des ministres sectoriels de la CEMAC en charge de l’énergie pose ainsi les bases d’un mécanisme destiné à améliorer la connaissance du secteur énergétique dans les six États membres.
La prochaine étape consistera désormais à traduire les décisions prises à Libreville en actions concrètes au niveau national, afin de faire des systèmes d’information énergétiques un véritable outil au service de la planification et de la coopération énergétique dans l’espace CEMAC.
Saint Clair kengue




