Exercice illégal de la médecine L’Ordre des médecins livre Kingsley Nembo et « La Croqueuse de Diamants » à la justice
L’Ordre des médecins livre Kingsley Nembo et « La Croqueuse de Diamants » à la justice Par E.S.T. Face à la prolifération des dérives médico-esthétiques et de l’usurpation de titres sur les réseaux sociaux, le Dr Rodolphe Fonkoua, président de… Read More
L’Ordre des médecins livre Kingsley Nembo et « La Croqueuse de Diamants » à la justice
Par E.S.T.
Face à la prolifération des dérives médico-esthétiques et de l’usurpation de titres sur les réseaux sociaux, le Dr Rodolphe Fonkoua, président de l’Ordre national des médecins du Cameroun, tape du poing sur la table. Des plaintes officielles viennent d’être déposées contre deux figures bien connues du public.
L’étau se resserre autour des professionnels autoproclamés de la santé et de l’esthétique au Cameroun. Dans une offensive qui fera date, l’Ordre National des Médecins du Cameroun (ONMC) vient de traduire en justice deux personnalités influentes accusées de mener des activités médicales hors de tout cadre légal. Par cette action d’envergure, l’institution ordinale ne se contente plus de sensibiliser : elle passe à la vitesse supérieure pour nettoyer une corporation de plus en plus polluée par des pratiques clandestines et hautement risquées pour la santé des populations.
Au cœur de cette tempête judiciaire se trouvent deux profils particulièrement exposés sur la scène publique et numérique. Le premier est Kingsley Nembo, un opérateur qui, selon l’Ordre, « se présente publiquement sous le titre de « Docteur » et propose des actes médicaux et esthétiques sans être inscrit au tableau de l’Ordre National des Médecins du Cameroun ». Le second dossier, encore plus retentissant, cible Mademoiselle Manuella Nimpa, mondialement connue sous le pseudonyme de « La Croqueuse de Diamants ». Cette dernière est directement visée par des plaintes « pour des faits signalés relatifs à la réalisation d’actes esthétiques invasifs, notamment des injections de Body Filler, en dehors du cadre légal applicable ».
Le Président de l’ONMC, le Dr Rodolphe Fonkoua, a personnellement veillé à ce que ces dossiers soient solidement constitués avant d’engager la puissance publique. L’Ordre précise d’ailleurs que « ces dossiers ont été transmis aux autorités compétentes, qui sont désormais chargées de conduire les enquêtes nécessaires afin de vérifier les faits et d’établir les responsabilités, conformément aux lois de la République ».
Cette contre-attaque judiciaire de l’Ordre se veut également un rappel à l’orthodoxie pour tous ceux qui franchissent allègrement la frontière de la légalité médicale, séduits par le marché lucratif de la médecine esthétique. L’institution rappelle avec fermeté que « tout acte médical ou médico-esthétique invasif ne peut être pratiqué que par des professionnels légalement habilités et régulièrement inscrits au tableau de l’Ordre, dans le respect des textes en vigueur ».
Au-delà des cas Nembo et Nimpa, c’est un message fort de salubrité publique que lance le Dr Rodolphe Fonkoua à l’ensemble du corps social. À travers cette démarche rigoureuse, l’institution « réaffirme sa détermination à lutter contre toute forme d’exercice illégal de la médecine, à protéger la santé des populations et à préserver l’honneur, la crédibilité et l’intégrité de la profession médicale au Cameroun ».
Pour réussir ce pari de l’assainissement global, l’Ordre sait qu’il aura besoin de la vigilance de tous. C’est pourquoi, dans un appel solennel à la vigilance collective, le Dr Rodolphe Fonkoua invite les praticiens ainsi que le grand public à « signaler à l’Ordre toute situation susceptible de constituer un exercice illégal de la médecine afin que les mesures appropriées soient prises ». La traque est désormais ouverte.

