Couche d’ozone : Le Cameroun renforce ses actions de protection
À l’occasion de la Journée internationale pour la préservation de la couche d’ozone, célébrée le 16 septembre 2026, le Cameroun réaffirme son engagement en faveur de la réduction des substances qui dégradent cette enveloppe protectrice de l’atmosphère. Le ministre de…
À l’occasion de la Journée internationale pour la préservation de la couche d’ozone, célébrée le 16 septembre 2026, le Cameroun réaffirme son engagement en faveur de la réduction des substances qui dégradent cette enveloppe protectrice de l’atmosphère. Le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Pierre Hélé, a présidé mercredi la cérémonie officielle organisée à cet effet.
Située entre 20 et 50 kilomètres d’altitude, la couche d’ozone joue un rôle essentiel dans la protection de la Terre. Elle absorbe une grande partie des rayonnements ultraviolets et contribue ainsi à limiter l’exposition des êtres vivants à ces rayonnements. Sa dégradation peut entraîner des conséquences importantes sur la santé humaine et les écosystèmes, notamment une augmentation des risques de cancers et de maladies oculaires, un affaiblissement du système immunitaire ainsi que des effets sur les plantes et les animaux.
Face à ces enjeux, le Cameroun a ratifié, le 30 août 1989, la Convention de Vienne relative à la protection de la couche d’ozone ainsi que le Protocole de Montréal relatif aux substances qui l’appauvrissent. Depuis cette adhésion, le pays multiplie les actions de sensibilisation, de contrôle et de régulation destinées à réduire progressivement l’utilisation de ces substances.
Pour l’année 2026, plusieurs mesures ont été engagées sous la conduite du ministère de l’Environnement, avec la participation des acteurs concernés. Parmi les principales actions figure l’élimination de 5 % des hydrochlorofluorocarbones (HCFC-22), conformément aux efforts engagés pour réduire les substances nuisibles à la couche d’ozone.
Le secteur du froid et de la climatisation fait également l’objet d’une attention particulière. Des techniciens sont formés aux meilleures pratiques respectueuses de la couche d’ozone. Parallèlement, les douaniers et les inspecteurs de l’environnement bénéficient d’un renforcement de capacités sur le contrôle des équipements contenant des substances réglementées, notamment les chlorofluorocarbones (CFC), les halons, le bromure de méthyle, le tétrachlorure de carbone et les HCFC. Le dispositif national de contrôle est également appelé à évoluer. Le système de licences et de quotas fait l’objet d’une actualisation afin d’accompagner l’élimination progressive des substances appauvrissant la couche d’ozone.
Autre chantier : un inventaire national conjoint MINEPDED-MINSANTE est consacré aux équipements de froid utilisés dans les établissements hospitaliers, notamment ceux destinés à la conservation du sang et des vaccins. Cette opération doit permettre de mieux connaître les équipements concernés et les substances utilisées.
Enfin, les ateliers de froid et climatisation des Centres de formation professionnelle d’excellence de Douala et de Limbé font l’objet d’une réhabilitation. À travers ces différentes actions, le Cameroun entend renforcer à la fois les compétences des professionnels, les mécanismes de contrôle et les capacités nationales nécessaires à la protection durable de la couche d’ozone.
Albert BOMBA

