Cote d’Ivoire : 4e Congrès du SIMU couplé au 6e congrès de la SAFMU, les spécialistes de la médecine d’urgence mobilisés pour renforcer la coopération africaine
Les professionnels de la médecine d’urgence venus de plusieurs pays d’Afrique se sont retrouvés en Côte d’Ivoire à l’occasion du 4e congrès conjoint de la Société Ivoirienne de Médecine d’Urgence (SIMU) et du 6e congrès de la Société Africaine Francophone… Read More
Les professionnels de la médecine d’urgence venus de plusieurs pays d’Afrique se sont retrouvés en Côte d’Ivoire à l’occasion du 4e congrès conjoint de la Société Ivoirienne de Médecine d’Urgence (SIMU) et du 6e congrès de la Société Africaine Francophone de Médecine d’Urgence (SAFMU).
Cette rencontre scientifique de haut niveau a réuni des médecins urgentistes, anesthésiste réanimateurs, infirmiers spécialisés, chercheurs et décideurs de la santé autour des défis majeurs de la prise en charge des urgences sur le continent. Placé sous le signe du partage d’expériences, de l’innovation et du renforcement des capacités, ce congrès a permis d’aborder plusieurs thématiques essentielles, notamment l’organisation des services d’urgence, la gestion des catastrophes, les urgences pré hospitalières, les soins critiques, la formation des professionnels de santé ainsi que les nouvelles recommandations en médecine d’urgence.
Durant plusieurs jours, les participants ont assisté à des conférences, des ateliers pratiques et des communications scientifiques destinés à améliorer la qualité des soins d’urgence en Afrique. Les échanges ont également mis en lumière la nécessité de développer des systèmes de secours performants, de renforcer les plateaux techniques et d’investir davantage dans la formation continue des personnels de santé. « C’est vraiment de mettre en œuvre donc toutes les stratégies scientifiques qui sont à notre disposition à l’heure actuelle pour pouvoir assurer donc une prise en charge assez correcte de tout ce qui est saignement, de tout ce qui est choc hémorragique et de tout ce qui est responsable donc des décès. Pour nous en tout cas c’est un challenge que nous devons relever. » A laissé entendre le Dr Ouattara Yondeboro président du SIMU.
Les spécialistes présents ont insisté sur l’importance d’une coopération régionale accrue afin de répondre efficacement aux défis sanitaires auxquels sont confrontés les pays africains. Ils ont plaidé pour une harmonisation des pratiques médicales, le partage des connaissances et le développement de réseaux de collaboration entre les différentes sociétés savantes. « C’est une question qui tarrode la tête des urgentistes, de savoir qu’est-ce que présentement je suis outillé pour régler ces problèmes hémorragiques qui sont souvent imprévisibles, qui sont surprenants et finalement de fois on court derrière les ressources. » A expliqué le Pr Romain Tchoua Président de la SAFMU.
La participation de nombreuses délégations africaines témoigne de l’intérêt grandissant accordé à la médecine d’urgence, discipline devenue indispensable face à l’augmentation des accidents de la route, des catastrophes naturelles, des épidémies et des urgences médico chirurgicales.
Pour le Dr Ivala Yannick chef de la délégation du Gabon prochain pays hôte « La Côte d’Ivoire travaille, la Côte d’Ivoire avance mais l’Afrique doit avancer au même rythme. Donc le Gabon va se préparer pour aussi recevoir les pays frères l’an prochain pour organiser ces congrès scientifiques qui ont un impact important parce qu’on traite des sujets de santé publique pour que les pouvoirs publics puissent être impactés et prendre des décisions pour améliorer la qualité de la prise en charge sanitaire. »
À l’issue de cette rencontre, les organisateurs ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les actions de formation, de recherche et de coopération afin d’améliorer durablement la prise en charge des patients en situation d’urgence. Ce congrès conjoint SIMU–SAFMU marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation de la médecine d’urgence en Afrique francophone et renforce les liens entre les professionnels engagés pour une réponse sanitaire plus efficace et plus résiliente.
Saint clair kengue

