CHAMPIONNAT NATIONAL DAMES ET HOMMES DE HANDBALL AU MALI SAISON 2026, Les acteurs saluentles progrès et appellent à poursuivre les réformes
Le championnat national de handball Dames et Hommes du Mali 2026 suscite un large satisfecit auprès des acteurs. Entraîneurs, joueurs et joueuses reconnaissent les nombreuses avancées enregistrées cette saison, notamment en matière d’organisation, d’arbitrage, de communication et de valorisation des… Read More
Le championnat national de handball Dames et Hommes du Mali 2026 suscite un large satisfecit auprès des acteurs. Entraîneurs, joueurs et joueuses reconnaissent les nombreuses avancées enregistrées cette saison, notamment en matière d’organisation, d’arbitrage, de communication et de valorisation des performances individuelles.
Tout en saluant les efforts de la Fédération malienne de handball, ils formulent plusieurs recommandations pour consolider ces acquis et accélérer le développement de la discipline.
Pour Mamadou Dembélé, dit Seyba, entraîneur du Centre omnisports de Missabougou (COM), les changements sont visibles dès le début de la compétition. Il se réjouit de l’arrivée des équipes dans de bonnes conditions, de l’amélioration de l’arbitrage et de l’organisation des tables officielles. Il salue également l’instauration du trophée de l’homme du match, qui constitue, selon lui, une véritable source de motivation pour les joueurs.
L’entraîneur estime que la présence accrue des médias avant et après les rencontres contribue à offrir une meilleure visibilité au handball, un sport encore moins médiatisé que le football ou le basketball. Il encourage toutefois la Fédération à intensifier la couverture médiatique afin de rapprocher davantage le handball des populations. À ses yeux, le niveau général des équipes a considérablement progressé et toutes les formations affichent désormais de réelles ambitions.
Même satisfaction chez Salif Dembélé, joueur du Centre Omnisport de Missabougou et homme du match. Il souligne que le championnat a connu de nombreuses améliorations cette saison et souhaite que cette dynamique soit maintenue. Actuellement en préparation des demi-finales avec son équipe, il plaide pour l’organisation de davantage de stages de formation et pour la création d’opportunités permettant aux joueurs maliens d’évoluer à l’international. Désigné homme du match à une reprise, il affirme que cette distinction lui a apporté une motivation supplémentaire.
Du côté de l’Union sportive des forces Armées et de Sécurité (USFAS), Mahamadou Mandé Sidibé met particulièrement en avant la qualité de l’organisation. Après plus de dix années de pratique du handball, il constate une évolution notable dans la programmation des rencontres, la rapidité des réunions techniques et la publication immédiate des résultats sur les plateformes officielles de la Fédération. Il considère ces innovations comme une avancée majeure pour la visibilité du championnat. En revanche, il souhaite un renforcement de la formation des arbitres afin d’adapter davantage l’arbitrage national aux standards internationaux, notamment pour permettre aux jeunes joueurs d’exprimer pleinement les techniques acquises lors des compétitions internationales.
Le gardien de but du Centre omnisports de Lafiabougou, Modibo Bah, partage cette analyse. Il se félicite de la progression du niveau des équipes, en particulier des clubs venus des régions, qui ne participent plus seulement pour représenter leur localité, mais avec l’ambition de décrocher le titre national. Il recommande toutefois à la Fédération de prévoir des groupes électrogènes pour éviter les interruptions liées aux coupures d’électricité et de renforcer les réunions techniques.
Entraîneur de l’AS Commune II et responsable de la formation des jeunes à la Ligue de Bamako, Adama Tounkara estime que le travail de préparation réalisé avant le championnat a porté ses fruits. Il juge le niveau masculin très satisfaisant, tout en soulignant que le handball féminin doit encore progresser. Selon lui, des efforts restent également nécessaires dans le domaine de l’arbitrage, malgré les avancées déjà enregistrées. Il salue le développement du handball malien depuis l’arrivée du président Cheick Mamadou Chérif Tounkara, tout en appelant à renforcer la formation des entraîneurs et les compétitions destinées aux jeunes.
Chez les Dames, les joueuses mettent l’accent sur la nécessité d’un accompagnement plus important. La capitaine du COM, Aminata Boubacar Diakité, apprécie la participation d’équipes féminines venues des régions, notamment celle de Tata, et souhaite voir davantage de clubs investir dans le handball féminin. Elle invite la Fédération à soutenir les anciennes joueuses désireuses de créer des centres de formation, notamment à travers la mise à disposition de matériel sportif.
Même constat pour Saran Camara, qui reconnaît une progression du niveau de certaines équipes féminines, tout en estimant que la formation des entraîneurs et des arbitres demeure insuffisante. Selon elle, une meilleure harmonisation de l’arbitrage avec les normes internationales faciliterait l’évolution des joueuses sur la scène continentale et mondiale. Elle lance également un appel aux jeunes filles afin qu’elles ne se laissent pas décourager par les préjugés entourant la pratique du sport féminin.
Sa coéquipière Fanta Koné estime que toutes les équipes travaillent désormais avec davantage de sérieux pour atteindre leurs objectifs. Elle encourage les femmes à pratiquer le handball, qu’elle considère comme un facteur d’épanouissement physique et personnel, tout en plaidant pour une meilleure dotation en équipements, notamment en chaussures et en maillots.
Assanatou Coulibaly se réjouit de l’évolution constante du handball féminin. Selon elle, les compétitions organisées chaque année permettent aux équipes des différentes régions de se retrouver, favorisent l’émergence de nouveaux projets et offrent davantage d’opportunités aux joueuses.
À travers ces différents témoignages, un constat s’impose : le championnat national de handball Dames et Hommes 2026 avec toutes les régions du Mali, notamment 13 équipes masculine, marque une étape importante dans la modernisation de la discipline au Mali. Les progrès en matière d’organisation, de communication et de compétitivité sont largement salués. Les acteurs du handball souhaitent désormais voir ces réformes se poursuivre. Ils se félicitent de la prise en compte de la formation du capital humain, notamment les arbitres et les entraîneurs avec le début du stage de formation en Licence D IHF par un expert Camerounais. En outre, le développement du handball féminin, le soutien aux jeunes talents et le renforcement des infrastructures, afin de permettre au handball malien de franchir un nouveau cap avec en mire la conquête des planchers du continent dans toutes les catégories.
En marge de ce championnat un stage de formation en Licence D IHF s’est tenue
La cérémonie d’ouverture de la formation en Licence D IHF, organisée en marge du championnat maluen de handball s’est déroulée dimanche 2 août au siège de la Fédération malienne de handball. Elle était présidée par le représentant de la Direction nationale des Sports et de l’éducation physique, Mahamadou Sidibé en présence du représentant du Comité national olympique et sportif du Mali Abdoul Wahabou Zorome et du président de la Fédération malienne de handball, le commissaire colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara. Le stage a débuté dimanche 2 aout se poursuit jusqu’au 6 août. Il est dirigé par l’expert camerounais Simon Burchard Menguede.
Au total 20 stagiaires participent à ce stage qui prendra fin deux jours avant la clôture du championnat national hommes et dames.
Broulaye Sidibé

