Buea : 26 détenus retrouvent la liberté grâce au paiement de leurs amendes par le diocèse
26 détenus retrouvent la liberté grâce au paiement de leurs amendes par le diocèse Par la rédaction Vingt-six détenus de la prison centrale de Buea ont été remis en liberté ce vendredi 26 juin après que le diocèse de Buea… Read More
26 détenus retrouvent la liberté grâce au paiement de leurs amendes par le diocèse
Par la rédaction
Vingt-six détenus de la prison centrale de Buea ont été remis en liberté ce vendredi 26 juin après que le diocèse de Buea a pris en charge le paiement de leurs amendes judiciaires. Bien qu’ils aient déjà purgé leur peine d’emprisonnement, ces personnes demeuraient derrière les barreaux faute de ressources financières pour s’acquitter des sommes exigées par la justice.
L’initiative a été portée par la Commission Justice et Paix du diocèse, qui entend ainsi témoigner de son engagement en faveur de la dignité humaine et de la réinsertion des personnes privées de liberté. Une fois les formalités accomplies, les bénéficiaires ont reçu leurs actes de libération, marquant la fin d’une détention prolongée uniquement pour des raisons financières.
Cette action met une nouvelle fois en lumière une réalité préoccupante du système pénitentiaire camerounais : de nombreux condamnés restent incarcérés après avoir purgé leur peine, simplement parce qu’ils ne sont pas en mesure de régler les amendes prononcées par les tribunaux.
La prison centrale de Buea, déjà confrontée à une importante surpopulation, subit également les conséquences de la crise sécuritaire qui affecte les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis plusieurs années. Cette situation a contribué à l’augmentation du nombre de détenus et à la pression sur les infrastructures carcérales.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement cette situation, estimant que l’incapacité à payer une amende ne devrait pas prolonger indéfiniment la privation de liberté. Pour de nombreux détenus, la précarité financière se transforme ainsi en une peine supplémentaire.
Face à cette réalité, plusieurs organisations confessionnelles et humanitaires interviennent ponctuellement pour financer les amendes de certains prisonniers. Le diocèse de Buea s’inscrit dans cette dynamique. Il s’agit de la deuxième opération de ce type menée depuis le début de l’année, après une première initiative qui avait permis, en janvier dernier, la libération de 29 détenus.
Si ces actions apportent un soulagement immédiat aux bénéficiaires et à leurs familles, elles relancent également le débat sur la nécessité de réformes visant à éviter que la pauvreté ne constitue un obstacle à l’exécution effective des décisions de justice.

