Affaire CNC/Vision 4 : le régulateur affirme qu’aucune sanction n’a été annulée
Aucune décision du régulateur n’a été annulée Par Sylvie Ottou Le Conseil national de la communication (CNC) indique avoir introduit, le vendredi 2 octobre 2026, un pourvoi en annulation contre l’ordonnance de sursis à exécution rendue la veille par le… Read More
Aucune décision du régulateur n’a été annulée
Par Sylvie Ottou
Le Conseil national de la communication (CNC) indique avoir introduit, le vendredi 2 octobre 2026, un pourvoi en annulation contre l’ordonnance de sursis à exécution rendue la veille par le Tribunal administratif du Centre, relativement à sa décision du 18 août 2026 visant des responsables de Vision 4.
Selon le CNC, cette procédure a pour effet de suspendre immédiatement le sursis accordé par la juridiction administrative et de maintenir les effets de sa décision. Le régulateur précise ainsi qu’aucune de ses décisions n’a, à ce stade, été annulée par le Tribunal administratif.
L’affaire remonte au 2 juin 2026, à la suite de la diffusion sur Vision 4 d’un reportage contenant des propos attribués au journaliste Thaddée Martial OWONA à l’encontre de Me Esther Félicité ZEIFMAN, avocate au Barreau du Cameroun. Le CNC s’était alors autosaisi du dossier. Le 17 juin, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun avait également saisi le régulateur pour dénoncer un traitement médiatique jugé susceptible de porter atteinte à la dignité d’une avocate.
Le 18 août 2026, le CNC avait prononcé une suspension de trois mois contre Thaddée Martial OWONA et adressé un avertissement au Directeur général des médias du Groupe L’Anecdote.
Après ce que le régulateur présente comme un refus d’exécution de cette décision, de nouvelles procédures ont été engagées. Le CNC reproche notamment à Philippe BONI MENYENE des propos tenus le 30 août dans l’émission « Club d’Élites », considérés comme une remise en cause de son autorité.
À l’issue de sa 48e session extraordinaire, tenue le 29 septembre 2026, le CNC a décidé de suspendre Thaddée Martial OWONA pour une durée comprise entre trois et six mois, Philippe BONI MENYENE pour un mois, ainsi que la chaîne Vision 4 pour une durée d’un mois.
Sur le plan judiciaire, Philippe BONI MENYENE et Thaddée Martial OWONA avaient saisi, dès le 19 août, le Tribunal administratif du Centre d’une requête aux fins de sursis à exécution de la décision du 18 août. Le 1er octobre, la juridiction a accordé ce sursis.
Le lendemain, 2 octobre, le CNC a introduit un pourvoi en annulation de cette ordonnance. Le contentieux se poursuit donc, tandis que le régulateur soutient que ses décisions restent juridiquement en vigueur.

